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#Municipales26 - L'ART EST PUBLIC en campagne... Pourquoi cette démarche ?

2/4/2026

 
Ce texte a été rédigé, proposé et lu par Jérémie Hahn, membre du Bureau de l’UFISC et directeur de la Fracama - Fédération & Pôle Musiques Actuelles Région Centre-Val de Loire, en introduction du webinaire de présentation de la campagne L’ART EST PUBLIC, pour défendre une culture de la diversité et de la solidarité lors des élections municipales et intercommunales 2026. 

► Revoir le webinaire : https://www.youtube.com/watch?v=NylQ60K85Q4&t=3989s  
Pourquoi notre démarche ?

Parce que nous estimons traverser dans cette période une crise qui dépasse largement les seules questions budgétaires ou institutionnelles.
Pour nous, c’est également une crise du sens, que nous vivons.
Une crise du lien et du récit commun.


Les tensions sociales, les replis identitaires ou la montée des idéologies autoritaires ne surgissent pas par hasard. Elles ne sortent pas non plus du vide mais plutôt D’UN vide, celui laissé par la diminution et la raréfaction à bas bruit des espaces de rencontre et de dialogue.

Ces espaces sont la condition même de la construction collective.

Dans ce contexte, il nous semble essentiel de rappeler ce qu’est profondément la culture.

On la réduit trop souvent à une somme de connaissances, à un ensemble de pratiques ou à des références que l’on posséderait.

Mais nous adoptons une vision de la culture qui ne fonctionne pas comme un stock que l’on accumule et que l’on pourrait perdre, une espèce d’empilement d’expériences que l’on mettrait ensuite en stase dans la mémoire.
Elle est ce qui demeure, ce qui transforme durablement notre manière de regarder le monde.

La culture est d’abord une posture.
Une ouverture.
Et même une disponibilité à l’autre et à l’inattendu.

Elle façonne notre capacité à écouter, à douter, à comprendre ce qui ne nous ressemble pas.
Elle nous apprend à habiter le monde sans le réduire à ce qui nous est familier.

En ce sens, la culture n’est pas seulement ce que l’on fait ou ce que l’on sait.
Elle est ce qui nous permet de faire ensemble.


 

La culture n’est ainsi ni un luxe, ni un supplément, ni un outil parmi d’autres.
Elle est un droit fondamental, un socle démocratique, et un levier d’émancipation.
Elle permet aux personnes de se reconnaître, de reconnaître l’autre, de construire des récits communs et de prendre part à la vie en société, bref de mettre en travail les Droits Culturels.

Nous le disions, notre société vit une période de crise et les périodes de crise sont synonymes de transition.

Que ce soit pour un individu comme pour une communauté humaine, il n’y a pas de transition sans transformation culturelle.
Parce que toute transformation commence par une vision du monde, qu’elle soit consciente ou non.
Nos manières d’agir découlent de nos manières de voir.


Dans les manières de voir dominantes, nous observons une place de plus en plus importante donnée à la compétition, brandi même parfois comme le moteur des civilisations.

L’humanité ne s’est pas construite dans la compétition.
Elle a grandi en s’associant, bien avant que nous en inventions le terme juridique.


Les grandes découvertes humaines, scientifiques, artistiques, culturelles ne sont pas nées de la mise en concurrence.
Ni la pénicilline, ni la compréhension de la structure de l’atome ou des lois de la thermodynamique, ni la Joconde, ni les fresques de Lascaux ne sont le fruit d’une logique de compétition.

Albert Jacquard : « À chaque fois que l’on accepte la compétition, on accepte de mépriser quelqu’un. Et l’on se détruit soi-même. Être compétitif ne peut pas être le bon moteur. Ni pour un État, ni pour une collectivité, ni pour un individu . »

Nous portons cette intime conviction que le véritable moteur de l’épanouissement humain réside dans le partage.
D’un sourire.
D’une émotion.
D’un moment de complicité.
De nos différences, autant que de ce que nous avons en commun.

Pourtant, aujourd’hui, nos sociétés sont traversées par des formes de repli.

Ces replis ne sont pas une anomalie morale.
Ils sont le symptôme d’un besoin fondamental : celui d’appartenance, de reconnaissance.

Quand les espaces pour se rencontrer, débattre, créer et faire ensemble disparaissent, ce besoin ne disparaît pas.
Il se déplace.
Il se durcit.
Il se referme.

Les appartenances se construisent alors sur la peur, l’opposition, l’exclusion, plutôt que sur la relation et le dialogue.
Le débat devient affrontement.

La culture joue ici un rôle absolument décisif, de notre point de vue.
Elle est l’un des rares espaces, concrets ou symboliques, où ce besoin d’appartenance peut être transformé en lien, en récit commun, en expérience partagée plutôt qu’en confrontation
.

 

C’est aussi pour cela que la culture est indissociable de la désirabilité des territoires.

Un territoire n’est pas seulement un espace administratif ou économique.
C’est un lieu à habiter, à préserver et à désirer.

La culture rend les territoires habitables.
Elle crée des lieux de rencontre, de long terme ou éphémères.
Elle nourrit le sentiment d’appartenance sans exclure.
Elle donne envie de rester, de s’installer et de s’impliquer.

Sans vie culturelle, un territoire peut fonctionner.
Mais il cesse d’être désirable.
Il s’appauvrit symboliquement, socialement et à la fin c’est la démocratie qui en paye le prix fort.
Les replis identitaires prospèrent toujours sur les déserts symboliques.


Car la culture ne se décrète pas d’en haut : elle se construit à partir du local.

C’est à partir des villes, des villages, des quartiers, des campagnes que l’on fait culture ensemble.
À partir des pratiques des habitant.es, des initiatives associatives, des histoires et des réalités partagées.

La responsabilité publique en matière culturelle a, depuis longtemps, été prise en main par les communes, qui ont développé leurs politiques culturelles dans une logique d’attention et d’accompagnement du tissu culturel local.
Aujourd’hui, les intercommunalités s’engagent elles aussi, en travaillant à apporter des réponses de plus en plus adaptées aux besoins des territoires.

Pour nous, cette décentralisation effective, fondée sur des financements croisés, des cofinancements et des partenariats avec une grande diversité de structures culturelles, est une richesse à préserver et à renforcer.

Elle permet de tenir compte des singularités territoriales, d’éviter les logiques descendantes et de soutenir des initiatives situées, de permettre ce que l’on nomme une ascendance territoriale, une prise à bras le corps des problèmes par les personnes qui les vivent et qui se rendent capables de trouver des solutions.
C’est pourquoi la culture comme compétence partagée doit être pleinement conservée et consolidée dans un effort d’articulation entre le local, l’intercommunal et les autres niveaux de collectivités.

 

Alexis de Tocqueville le disait déjà il y a deux siècles : la démocratie ne tient pas seulement par des institutions ou des lois, mais par des pratiques quotidiennes d’association.

Le grand danger des sociétés démocratiques est l’isolement des individus.
Cet isolement ouvre la voie à la peur, au repli et à l’autoritarisme.

L’association est donc comme le cœur battant de la démocratie, en même temps que son école, une école du commun où l’on apprend à faire avec d’autres et à reconnaître l’altérité.

C’est exactement le rôle que jouent aujourd’hui les associations culturelles dans nos villes, nos villages, nos quartiers et nos campagnes.

Ces associations co-construisent les territoires au quotidien.
Nonobstant de créer de l’emploi local non délocalisable, elles créent du lien social, des espaces de participation, de création et de débat.

Les fragiliser par l’austérité, la mise en concurrence ou la marchandisation, ce n’est pas seulement affaiblir un secteur.
C’est fragiliser la démocratie locale elle-même.
Et c’est affaiblir la désirabilité de nos lieux de vie.


 

Face à cela, il y a un choix politique clair à assumer.

Coopération plutôt que compétition.
Partenariat plutôt que prestation.
Confiance et temps long plutôt qu’appels à projets permanents.
Subvention plutôt que mise en concurrence systématique.

Ce ne sont pas des options techniques.
Ce sont des choix de société.
Et il n’y a pas de fatalité.

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